Un événement philanthropique qui offre grands millésimes, vins rares et un banquet gastronomique.
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Revue de Presse 2007

Montréal Passion Vin. Pour le plaisir de partager !

Jacques Orhon, Vins & Vignobles, décembre 2007 - janvier 2008

Pour ce numéro du temps des fêtes, j'ai envie de vous parler d'une manifestation au cours de laquelle la passion du vin aboutit directement au partage, dans le sens large du terme. Pour la première fois, j'ai vécu de l'intérieur ce grand événement, certainement l'un des plus significatifs au Québec: Montréal Passion Vin.

Il faut dire que les organisateurs n'avaient rien négligé pour faire un succès de cette sixième édition. Pensé au départ par Jean Saine, un homme d'affaires toujours aux aguets, le principe est simple: se servir du bon vin et des ventes aux enchères pour faire la charité, un peu comme on le fait depuis des siècles aux Hospices de Beaune, en Bourgogne. Chaque année donc, depuis 2001, des oenophiles québécois dépensent une somme rondelette - mais ils en ont pour leur argent - pour assister pendant deux jours à des dégustations de grand calibre, en présence du producteur, à deux déjeuners, à un encan silencieux et à un grand banquet. Certains pourraient s'offusquer devant ce qui ressemble de loin à de triviales bacchanales. Pourtant, il n'en est rien. En effet, grâce à la générosité des participants et des partenaires, dont la SAQ, Air Canada et Vinum Design, pour ne nommer que ceux-là, tout se fait dans une certaine sobriété et une retenue puisque les gens sont là avant tout pour déguster, écouter, apprendre et partager. Résultat : cette année, le président Denis Chaurette, qui de toute évidence a livré la marchandise, a annoncé en finale un profit de 480 000 dollars qui seront remis, comme à l'accoutumée, à la fondation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Chapeau! Encore une fois, les mots passion, vin et santé étaient réunis.

Après des mois de préparation, le premier exercice, fort agréable au demeurant, et dont j'ai eu l'honneur d'avoir la charge, consistait à ouvrir ce rendez-vous dionysiaque en proposant six millésimes de la Cuvée Louise, de la Maison Pommery. Avec Thierry Gasco, nous avons aligné les années, de 1981 à 1998. La magie des bulles a opéré et les amateurs présents dans la grande salle de l'Hôtel Bonaventure ont compris que le champagne, quand il est grand, est avant tout un vin blanc qui, comme les nobles crus de la Côte d'Or, se laissent patiner par le temps. Le déjeuner du vendredi était offert par le Club Chasse et Pêche. Dans un univers particulier signé Claude Pelletier et Hubert Marsolais, les convives ont apprécié une fine cuisine mise en valeur par les flacons de la Maison Joseph Drouhin. Aussi élégants que les propos de Véronique, la fille de Robert Drouhin, Chablis, Beaune Clos des Mouches et Chambolle-Musigny se sont dévoilés avec beaucoup de finesse. En après-midi, Pomerol et Pauillac ont montré leurs similitudes et leurs différences, tant dans le verre que dans les mots. Château Gazin a ouvert le bal et le merlot a pris les devants avec Nicolas de Bailliencourt, le gérant du domaine. Je n'ai eu qu'à placer ici et là quelques interventions et le Bordelais, disert, a fait le reste. Quelle faconde! Alfred Tesseron, son successeur, moins prolixe mais néanmoins captivant, surtout lorsqu'il a été interrogé sur une année difficile, nous a emmené sur les chemins sinueux du Médoc afin de mieux cerner la personnalité du Château Pontet-Canet. Et la journée s'est achevée en beauté grâce au mythique cru de Bolgheri, le Sassicaia, prince de la Toscane. Michel Phaneuf, qui a pris le relais de l'animation, nous a présenté un homme humble et d'une grande simplicité: le marquis Incisa della Rocchetta. Avec ses vignes de San Guido, lui et son équipe produisent, à l'image de ce qui nous a été servi (six vins de 1996 à 2004) l'un des grands crus de toute l'Italie.

Le lendemain, Aimé Guibert, le propriétaire du Mas de Daumas Gassac, un vin renommé du pays de l'Hérault, a conquis l'assistance purement et simplement. Le bien nommé Aimé a, tout autant que ses vins, captivé les amateurs d'Histoire, grâce à sa connaissance profonde du Languedoc et à sa verve intarissable, le tout dans une indicible émotion. Le déjeuner qui suivait, offert par le Latini et l'infatigable Moreno de Marchi, a curieusement et joliment marié à une cuisine italienne de haut niveau les cuvées de prestige de l'Espagnol Miguel Torrès, expliquées par son fils, présent dans la salle. On a l'habitude de dire que le vin ressemble à celui qui le fait et vice-versa. Cette affirmation s'est vérifiée avec la verticale de château Margaux et celui qui en est le directeur général : Paul Pontallier. Avec beaucoup d'élégance et sans ostentation mais néanmoins avec de la concentration et une personnalité indéniable, le parallèle était facile à établir. Enfin, en soirée, Richard Bastien, le chef du Leméac, a réussi le pari de servir à point nommé une grande cuisine à 480 complices d'agapes, épatés tout autant par les mets que par chacun des vins des huit producteurs réunis pour une même cause. De son côté, l'encanteur Patrice Lécuyer était en feu.

Tout cela, il va sans dire, s'est fait de façon professionnelle. Servir à la bonne température autant de bouteilles et de magnums, directement ou en carafe, et dégustés au préalable, cela prend une logistique sans faille et une équipe de sommelières et de sommeliers prêts à relever le défi. Conscients qu'il faut savoir donner du temps pour une bonne cause, ils et elles se sont acquittés de leur tâche avec brio, sous la supervision de Jean-Yves Bernard et l'impeccable direction de Don Jean Léandri. Ces derniers sont mes amis, et c'est justement parce qu'ils sont mes amis, que je suis fier de souligner ici, en toute objectivité, le travail colossal qu'ils ont accompli. Vive la passion et vive la santé par le vin!

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Drouhin. Entre l'Europe et le nouveau monde

Janine Saine, Vins & Vignobles, décembre 2007 - janvier 2008

Arrière-petite-fille de Joseph Drouhin, Véronique Drouhin, oenologue et responsable de la vinification de la maison Joseph Drouhin (fondée en 1880) en Bourgogne et du Domaine Drouhin (fondée en 1988) en Orégon, se réjouit de dire qu'elle est née lors d'un magnifique millésime et de plus, le jour de la célèbre vente des vins des Hospices de Beaune. À l'issue de la grande dégustation de Montréal Passion Vin en octobre dernier, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec cette jeune passionnée de viticulture.

Même si presque 100 ans séparent l'acquisition des deux domaines, que les climats et les terroirs sont semblables, Véronique y a constaté quelques différences notoires. "En Orégon (36 hectares plantés), on a une approche du Nouveau Monde avec un regard européen. On essaie de ne pas photocopier, mais on applique la même philosophie en travaillant le fruit pour obtenir de la finesse et de la richesse, note-t-elle. On essaie de produire des vins équilibrés et harmonieux, moins denses et tanniques car autrement, ils ne pourront pas vieillir." Intéressant de souligner qu'entre les deux propriétés existe une grande différence de densité de plantation et d'élevage : 7500 pieds/hectares en Orégon où l'on applique la méthode "live" (lower impact viticultural and enological) qui est l'équivalent d'une culture raisonnée et qui est suivie de très près. Dans le vignoble bourguignon (72 hectares), la densité est de 10 000 pieds/hectares et la culture est depuis 1988 à 100% biologique et mise en application par Philippe Drouhin, frère de Véronique. "Pas facile, ajoute-t-elle, de faire la différence entre un vin bio et un vin chimique. L'unique différence, c'est que le consommateur va boire un vin plus sain." Mais ce qu'il importe pour elle, est de réanimer le sol quand on sait qu'à un mètre de profond, il n'y a plus beaucoup d'activités. À titre d'exemple, pour éviter les traitements chimiques dans son village chéri de Vosne-Romanée, tous les producteurs se sont réunis pour mettre d'un commun accord dans les vignobles des capsules contenant des phéromones qui créent la confusion sexuelle et empêchent l'accouplement des papillons destructeurs.

Les Drouhin produisent 150 000 bouteilles de chardonnay et de pinot noir en Orégon et 3 millions de bouteilles en Bourgogne. Entourés de leur père Robert Drouhin et de leur mère Françoise, les enfants sont tous très activement impliqués dans les propriétés : Philippe, gérant du domaine bourguignon, Laurent, représentant aux États-Unis, Frédéric, directeur pdg et enfin Véronique, vinificatrice entre l'Europe et le Nouveau Monde. Respectée pour son intégrité, cette famille bourguignonne n'a jamais suivi de mode et déguste religieusement, tous ensemble, chaque jour à 11h avec leur oenologue.

Les vins dégustés avec Véronique Drouhin ne sont pas disponibles sur notre marché, mais il faut vivre d'espoir et nombreux sont nos lecteurs qui voyagent.

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Pommery. La magie des bulles au féminin

Janine Saine, Vins & Vignobles, décembre 2007 - janvier 2008

Quand Thierry Gasco, chef de cave depuis 1992 et vice-président de la maison Pommery, en plus d'être président des oenologues de France, a dit lors de son pas sage à la grande dégustation Montréal Passion Vin en octobre dernier "je veux vous faire rêver", on ne pouvait s'empêcher d'être confiant jusqu'à la bulle près.

Ce passionné de champagne qui nous invitait à déguster une verticale de la Cuvée Louise a révélé devant plus de 300 amateurs de vins que ce champagne était une "communion fatale avec une femme, qu’il était la quintessence de l’élégance et de la finesse avec toujours cette recherche du meilleur équilibre possible." Et il ne se trompait pas quand il nous a présenté la Cuvée Louise 1998 (178 $ -10425002) au nez brioché et d’une grande finesse, aux bulles aériennes et généreuses avec ce goût de litchi. Le millésime 1996 fut aussi un grand coup de cœur : des arômes d’amande et de pêche avec une bulle impeccable et encore plus généreuse que le 1998. Quant au millésime 1989, d’une grande pureté et regorgeant de bulles avec ses effluves de noix et de fleurs et sa longue persistance qui en font un excellent vin de gastronomie. Le 1995 offrait moins de complexité, le 1990 plus de sucrosité et le 1981 encore de jolies bulles mais avec quelques notes oxydatives. Hors de la scène mais plutôt dans les coulisses, Thierry Gasco a insisté pour dire que le champagne assemblé avec de grands vins pouvait vieillir au-delà de 29 ans.

Pour lui, la magie commence dans le vignoble où le sous-sol allié au climat fait toute la différence et contribue à la richesse de la Champagne. C’est en travaillant sur des mousseux dans le sud de la France qu'il a réalisé que le terroir champenois était vraiment unique et qu'il n'était pas du tout évident d'y transposer sa vision de vinificateur.

Quand on lui demande si le réchauffement climatique a un impact dans le vignoble, Thierry constate que le cycle végétatif commençant plus tôt, il occasionne une phase hivernale plus courte. Bien que les vendanges soient plus précoces (début septembre au lieu de fin septembre), on cueille le raisin dans des périodes fastes plutôt que sous la pluie. De plus, fait méconnu, il rappelle que les rosiers plantés au début de chaque rangée de vignes servent selon une méthode ancestrale de point de repère lors de leur floraison pour annoncer le bourgeonnement de la vigne. Également, si le rosier est attaqué par des insectes, on anticiperait pour protéger la vigne avant qu'elle subisse le même sort.

Chef de cave aussi éminent que sans prétention, Thierry Gasco aime aussi vanter les plaisirs souvent méconnus du champagne comme vin d'accompagnement. Il rappelle qu'il est bon de doser les associations met/champagne à cause de l'effervescence. Sur la Cuvée Louise où le pourcentage de chardonnay est dominant, il suggère de l'accompagner avec des huîtres nature, du foie gras ou un poisson poêlé, sauce mousseline.

Pour lui, tant qu'il y aura du champagne, le rêve et la magie seront mis au service d'une même recette à laquelle il ajoutera : "ce que la nature nous offre, l'homme ne peut pas le modifier."

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Charitable Tasting (en anglais seulement)

Bill Zacharkiw, The Gazette, November 10th, 2007

SOME OENOPHILES at the Passion Vin fundraiser were disappointed with certain vintages, but remember that when you're tasting wine, you're analysing it - not necessarily enjoying it.

I happily emptied my 38th and final glass of wine, signalling the end of my sixth edition of Montréal Passion Vin. Actually, "drained" is probably a better word, as I was in a rush to get to work, and considering that the glass in question was filled with a 1989 Château Margaux, a first-growth Bordeaux that sells for upwards of $600 a bottle, I felt it was a shame to spit such an illustrious liquid into a bucket.

Montréal Passion Vin is one of the most prestigious wine events of the year. Over two days, I joined close to 400 local wine buffs who paid up to $1,700 a ticket and tasted some of the world's most acclaimed wines in the company of the person who made them, a rare and sometimes illuminating experience.

It is also for a very good cause: It's a fundraiser for the Fondation de l'Hopital Maisonneuve-Rosemont, and this year raised just under half a million dollars.

I usually work as part of the team of sommeliers who donate their time to pour the wine, but this year I used my journalist credentials to get a free ride. For the first time, I was able to listen to the winemakers talk, the high point being an emotionally charged discussion about wine and culture led by 82-year-old Aimé Guibert, owner of the most prestigious winery in France's Languedoc, Mas de Daumus Gassac.

I also got to mingle in the corridors between tastings. A number of Gazette readers approached me, and when I asked them what they thought about the wines, many somewhat sheepishly confessed they found certain wines disappointing, or that they only liked one of the six vintages that were poured. Many were surprised, perhaps even embarrassed, to admit that their first experience drinking such famous wines as the "Super Tuscan" Sassicaia, Château Gazin and Pontet-Canet from Bordeaux, and even Château Margaux, had been a little disappointing.

They started their sentences with something like "I am not an expert like you, so maybe my palate isn't refined enough to appreciate these wines ... ." This is where I interrupted them and said, to their surprise and relief, that I agreed with pretty much everything they had to say.

But, but, but ... These are mythic wines that have built their reputations on vintage after vintage of critical acclaim. Anyone who is anyone has these wines stocked six-deep in their cellars. How can they ... well, suck?

Some wines don't taste well

Well, they don't suck. They were just drunk out of context. In fact, they weren't even drunk at all. I would prefer to use the word tasted.

Tasting and drinking are two different things. Tasting for me implies a more rigorous and analytical approach to wine appreciation. The most rigorous things about drinking are choosing the right bottle for the occasion and refilling your glass without spilling the wine on the table.

When you taste a wine, you are making a conscious decision to decorticate your wine, to examine it in its component parts. It is an intellectual process.

In fact, the first thing to look for in any tasting, whether at an event like this or at your dinner table at home, is fault. Is the bottle corked or oxidized? After that, you examine its colour, its aromas, its flavours, its tannic structure, its mouthfeel. When tasting a number of different vintages of the same wine, as we were doing at Passion Vin, you have an opportunity to appreciate the subtleties of vintage variation. You also can see how a wine evolves as it ages, for better or worse.

But where's the beef?

This is all very interesting stuff, but compared with drinking a wine for pure pleasure, it is a completely different and often less than "enjoyable" experience.

For example, one of my favourite wines of the weekend was the Pauillac 2001 Château Pontet-Canet. This was an extraordinary Bordeaux still in the throes of youth. The tannins were remarkable and seemed to be alive, buzzing around your mouth. A cool sensation, yes, but as I reached for some bread and water to relieve the Sahara-like dryness associated with drinking such a youthful wine, I couldn't honestly say it was particularly enjoyable.

What it did tell me was that this was a wine that was well made, needed some time in the cellar, and if I were to drink it now, it would benefit from a couple of hours in a carafe and a big juicy steak. The same can be said for the majority of the reds that were drunk over the weekend. Without food, they showed themselves rather poorly. And it is not simply a question of the wine being "too young."

Two weeks ago, I had dinner with the Marchese Antinori. He is the man behind such famous brands as Tigananello and Solaia, and is considered one of the most important and influential winemakers in Tuscany. He knows his wine.

That evening we tasted a vertical, or several vintages, of his Brunello di Montalcino, Pian delle Vigne. He said he only does Brunello tastings with professionals because they understand that Brunello, even when it is "ready to drink," only shows its best at the dinner table (and preferably alongside some strong-flavoured piece of meat).

Much like the Sassicaia we tasted at the Passion Vin, it was interesting to see both how the wines aged and how the wines fared in each of the vintages that we tasted, but you don't open these bottles by the pool on a summer afternoon.

These wines were made to be drunk with food, and to judge them in the context of how well they "taste" is only a small part of the story. It's like test-driving a Ferrari in a traffic jam. You can feel the motor hum, you can imagine, but it isn't until you get on the highway that you see what it can really do.

So why bother tasting wine?

It's about discovery. It's about forcing yourself to concentrate on the individual elements that make a wine what it is. Ultimately, it is how you learn about wine. Events like Passion Vin, where you can listen to the winemaker and taste for yourself the subtleties of vintage variation, are extremely interesting.

So even if you found the experience confusing and the wines not quite what you had expected, bear in mind what you tasted was but a snapshot, a moment in the life of some very prestigious wines.

And, hey, the next time you come face to face with one of the trophy hunters, those people who like to brag about the 1996 Sassicaia in their basement, you can always say, "I think I prefer the '97."

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Magic In Montreal - Le Marché An Inspiration For Local Wineries (en anglais seulement)

Michael Vaughan, National Post, November 3rd, 2007

When it comes to Montreal, I feel like a moth hypnotized by bright lights. I attended last weekend's annual Passion Vin fundraising, which has now raised more than $2 million for the Maisonneuve-Rosemont Hospital Foundation. It featured eight major wine icons from around the world: Pommery Champagne, Joseph Drouhin, Château Gazin, Château Pontet-Canet, Château Margaux, Mas de Daumas Gassac, as well as Tenuta San Guido, producer of Sassicaia, and Torres from Spain. Meals were designed by the chefs from Leméac, Latini and Club Chasse & Pêche. Tickets went for $1,750 and all 400 disappeared instantaneously after being released.

For the first time, getting to Montreal was actually fun. Porter Airlines cut my travel time and airfare cost in half. It took less than two hours from my front door in High Park. Better yet, the stress-free business-class only-service, includes complimentary wines. The very tasty VQA Ontario white Jackson-Triggs 2005 Proprietor's Edition Chardonnay hit the spot with its lively, ripe, lemon-melon-pear flavours. Apparently the "Proprietor's Edition" is a licensee-only product. I have been told that it is identical to the untasted JT 2005 "Proprietor's Reserve" (526251) on the LCBO general list. The best deal is ten fully transferable non-prime time flights at an astonishing $1,113 taxes included (to see the Firm Porter Pass click here).

Kicking off the two-day Passion Vin fundraiser was an outstanding vertical of the Pommery's deluxe Cuvée Louise Brut Champagne led by Thierry Gasco, a leading oenologist and chef de cave since 1992. Of the 6 vintages tasted ('98, '96, '95, '90, '89 and '81), the 1989 was absolutely sublime. While there is nary a bottle of Pommery in Ontario, the SAQ offers a choice of five different editions of bubblies.

It was standing room only at the presentation by Margaux's managing director/oenologist Paul Pontallier. The exceptionally attractive Chateaux Margaux 1999 soared over the other vintages presented (2002, 2001, 1995, 1989). Only two bottles of 2003 are available at the LCBO (595850) for $945 - to see click here. This is surprising since the price in the upcoming November Classics Collection is $1,099.

From Italy, of six vintages of Sassicaia were tasted with both the 2002 and 2003 showing nicely. Alas, there's no stock at Vintages. Best old wine was the 1982 Mas de Dumas presented by the inimitable, animated, 83-year-old owner Aimé Guibert.

From Spain, Miguel Torres Jr. enticed attendees with his delicious 1999 Grans Muralles, which showed wonderful complexity with ripe plums, violets and hazelnuts. As always, service by the team of Quebec sommeliers was extremely good. My only reservation was that there seemed to be more corked wines surfacing than ever before.

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Les bonnes fréquentations

Claude Langlois, Journal de Montréal, 3 novembre 2007

C'est en fréquentant les plus grands qu'on apprend à devenir meilleur, et quand on passe un week-end à goûter quelques-uns des plus grands vins du monde, on ne peut que sortir grandi de l'expérience.

Je sais, ça peut être frustrant d'entendre parler d'un événement comme Montréal Passion Vin, qui s'est tenu le week-end dernier, quand on n'a pas eu la chance d'y assister.

C'est que depuis la création de cet événement, en 2002, par la Fondation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, tous les billets sont vendus à l'avance (on peut toujours tenter sa chance pour l'édition 2008 en allant dans le site de Montréal Passion Vin: www.montrealpassionvin.ca).

En passant, cette année, 480 000$ ont été remis à la fondation, soit le plus important montant depuis que se tient Montréal Passion Vin, et ce, pour un cumulatif de près de 2 millions.

Or, il se trouve aussi que c'est là l'événement le plus prestigieux du genre au Canada et on ne peut le passer sous silence.

Et puis, impossible de ne pas revenir un instant sur les propos tenus par M. Paul Pontallier, directeur général du Château Margaux, lors de la dégustation verticale de quatre millésimes de ce premier cru de Bordeaux, samedi dernier (furent aussi dégustés le Pavillon Blanc 2005 et le Pavillon Rouge 2002, le deuxième vin du château, comme on le sait).

Ça fait quatre cents ans que l'on fait du vin à Château Margaux, expliquait-il. "Quatre cents ans, ça peut sembler long, mais c'est 400 vendanges seulement, 400 possibilités d'expérimentation."

Et c'est vrai qu'on a tendance à oublier que le vin, le grand vin, s'est fait à coups d'erreurs et de découvertes, et que la nature, malheureusement, ne fournit la matière première expérimentale qu'une fois l'an.

Quand on écoute les propos tout en nuances de Paul Pontallier, on comprend mieux la complexe palette de couleurs que déploie un vin comme Château Margaux, un vin "dont la puissance est dominée par la douceur", disait-il.

"On qualifie souvent les vins de Margaux de féminins. C'est vrai dans la mesure où la femme cache sa puissance derrière sa finesse."

Un dernier mot de Paul Pontallier, tiens, sur l'élevage en barrique.

"On ne met pas le vin dans le bois pour le boiser. Le bois est un environnement favorable au développement du vin. Il permet à ses composés chimiques d'évoluer, de se transformer. Il permet au vin de se complexifier, d'acquérir une capacité de vieillissement. Sinon, le goût du bois, c'est anecdotique, à la limite passager."

Je connais plein de producteurs qui devraient méditer un peu là-dessus.

Et comment les vins étaient-ils? Château Margaux 1989 était, quant à moi, à un sommet. Il illustrait parfaitement ce paradoxe des plus grands, qui sont à la fois puissants et délicats, opulents et réservés.

Sinon, le suivaient sans doute, pour moi toujours, le 2002, le 1995 puis le 1999, un peu atypique par rapport aux autres, mais grands néanmoins.

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Une émotion rare

Jean Aubry, Le Devoir, 2 novembre 2007

Il faudra dorénavant substituer le mot "émotion" au mot "passion" pour l'événement Montréal Passion Vin, dont la sixième tenue a eu lieu à Montréal la semaine dernière. Car elle était là, l'émotion, impalpable et pourtant bien réelle, entre 10h30 et 12h15, en ce samedi dernier pourtant triste comme la pluie. La pluie? Plutôt de type lacrymal, comme j'ai pu le constater parmi les 300 paires d'yeux livrés à eux-mêmes au terme de la dégustation subtilement animée par Michel Phaneuf et commentée par Aimé Guibert, vigneron depuis 1980 au Mas de Daumas Gassac.

Une émotion rare, oui, véritable communion christique d'une salle dont chacun devenait l'apôtre touché entre le coeur et l'âme, là où même les mots prennent l'eau. Le chroniqueur? Il en a lui aussi été quitte pour apporter de l'eau au moulin de l'émotion. Oui, messieurs dames, ça pleure aussi, un chroniqueur.

Je doute qu'un congrès en informatique ou en biotechnologies parvienne au même résultat. Même bien arrosé. Il y avait ce jour-là une humanité sans cesse attisée par le tandem Phaneuf-Guibert, puis par un Aimé Guibert charismatique, tout aussi éloquent que coloré du haut de ses 83 années d'existence, dont presque trois décennies de vinification. Bref, les mots, le vin et l'homme ont fait mouche. D'ailleurs, pas même le vol de ladite bestiole n'a été constaté, hormis la chaleureuse ovation en toute fin de dégustation.

Il faut dire que l'homme n'est pas de tout repos. Véritable bouc descendu des hauts plateaux mâtinés de lion des savanes, il a une connaissance encyclopédique du terrain et de l'histoire, qu'il raconte avec une verve contagieuse. Je l'avais rencontré en 1986, entre deux semestres à la faculté d'oenologie de Bordeaux. Denis Dubourdieu et Émile Peynaud m'avaient alors mis sur la piste, me recommandant chaudement le détour dans ce pays de l'Hérault, coincé dans la garrigue, au milieu du massif de l'Arboussas, à Aniane, en Languedoc.

Un coin de pays qui allait être copieusement étalé dans la presse 20 ans plus tard avec l'"affaire Mondavi", presse qui, du moins en France, ne se montrait pas clairement favorable au "lion" de Daumas Gassac, alors opposé à la cession d'un pan de la biodiversité locale en faveur du célèbre vigneron de la vallée de Napa. Mais basta, trêve de politique, car ce joyau du Languedoc, à placer sans conteste parmi les grands crus du sud de la France, mérite bien mieux que ça! La dégustation est venue nous le rappeler.

Un mot sur le domaine. Il couvre près de 55 hectares et fournit au cabernet sauvignon (issu de vieux bois bordelais d'avant la guerre de 1914) un ancrage des plus privilégiés grâce à un drainage parfait et des amplitudes thermiques qui en préservent scrupuleusement l'intégrité fruitée. Mais il n'est pas seul, loin de là. S'ajoutent en effet, sur les 63 parcelles consciencieusement découpées comme un patchwork au milieu de la garrigue, une légion de cépages de toutes les provenances qui marquent le cru, en blanc comme en rouge, d'une profonde individualité.

La grande originalité

À l'image d'un Jean-Michel Deiss au Domaine Marcel Deiss, en Alsace, une "vinification en foule" de plus de 15 cépages, passés en cuve pour les blancs (base de chardonnay, de viognier et de petit manseng) et partiellement en barrique pour les rouges (deux tiers de cabernet sauvignon). Le résultat place l'amateur à un tel degré d'émotion (on n'y échappe pas!) qu'il doit rapidement convenir être en présence de vins hors de l'ordinaire. Quelque chose comme un croisement corton-charlemagne-hermitage pour le blanc, voire l'alliance subtile pauillac-saint-joseph-barbaresco pour le rouge, tout en demeurant très Daumas Gassac, où une fraîcheur idéale domine toutes les cuvées.

Le blanc 2005 du Mas de Daumas Gassac offrait finesse et détail derrière une robe paille claire, des parfums discrets de poire, d'amande, de miel et de tilleul avec, en bouche, une épaisseur, une texture riche et pénétrante se faufilant jusqu'au coeur de la roche. Race évidente (****1/2, 3). Pour les rouges, un 2005 très floral, d'excellente tenue, au fruité primeur rapidement cerné par le minéral, ascensionnel et long (****, 3); un 2000 bien affirmé, alliant pureté et rigueur sur une base de cassis et de fumée qui traduit le meilleur du cabernet sauvignon (****, 3); un 1995 immense et substantiel, viril et intrigant avec son profil de rose fanée, intraitable comme Aimé Guibert! (****, 3); un 1990 complet qui arrive tout doucement à maturité, stylé et admirable par la finesse des tanins et par sa profondeur tout simplement époustouflante (*****, 2); enfin, un 1982 au grenat soutenu, au bouquet majestueux, minéral et fumé, qui n'a rien à envier aux grands de ce monde même si les tanins commençaient à sécher un peu sur la finale (****1/2, 1). Aimé Guibert ne pouvait pas mieux dire en paraphrasant Salvador Dalí: «Qui sait déguster ne boit plus de vin mais goûte des secrets.» Ces secrets émergent à peine de la terre de Gassac...

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Vin et chocolat pour une bonne cause

Journal de Montréal, 28 octobre 2007

Les amateurs de chocolat et de vin ont été comblés à Montréal ce week-end. La Société des alcools du Québec a présenté à nouveau l'événement caritatif Montréal Passion Vin, la plus prestigieuse dégustation de vin au Canada.

Cette 6e édition a permis d'amasser quelque 400 000 $ pour la Fondation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. En présence de l'animateur de l'événement, Michel Phaneuf, Paul Pontallier, directeur du Château Margaux, a présenté hier plusieurs millésimes de ce 1er grand cru de Bordeaux.

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Du vin pour financer une salle d'opération

Pascale Breton, La Presse, 26 octobre 2007

Du vin contre une salle d'opération. C'est ce que propose la fondation de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont dans le cadre d'une dégustation de vins rares et de millésimes pour financer l'achat d'une nouvelle salle de chirurgie à la fine pointe de la technologie.

Fondé il y a six ans au profit de la fondation du centre hospitalier, Montréal Passion Vin est devenu un événement mondain fort couru. À ce jour, plus de 1,5 million de dollars ont été recueillis. Les profits amassés au fil des ans ont permis d'améliorer les équipements au département d'ophtalmologie, un secteur de pointe à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Mais cette année, c'est particulier. L'argent amassé permettra "d'acheter" une salle complète de laparoscopie - une technique de chirurgie moins invasive - ainsi que des lits aux soins intensifs.

"Ça fait déjà cinq ou six ans que le projet était lancé, mais face au problème de sous-financement chronique, nous n'arrivions jamais à obtenir les fonds", explique le Dr Yves Bendavid, chirurgien général, spécialiste de la laparoscopie.

Encore innovatrice il y a cinq ans, la laparoscopie est maintenant devenue la norme. Il s'agit d'une technique chirurgicale beaucoup moins invasive que la chirurgie traditionnelle. Les incisions sont moins grandes, la convalescence du patient en est raccourcie, de même que son séjour à l'hôpital. Le patient peut reprendre ses activités régulières beaucoup plus rapidement.

C'est un gain important. "Nous espérons aussi être en mesure d'augmenter un peu notre rendement, de nous occuper de plus de cas chaque jour", indique le chirurgien.

Ce type de chirurgie est régulièrement utilisé dans les cas de chirurgies digestives comme celles du côlon, de la rate, du rectum, de l'estomac et de l'oesophage, que le problème soit cancéreux ou non.

La laparoscopie est actuellement utilisée à Maisonneuve-Rosemont. Mais l'équipement est désuet. "Nous allons utiliser une ancienne salle classique de chirurgie pour la rénover en salle de chirurgie du XXIe siècle", lance le Dr Bendavid. Un projet de 600 000$.

L'équipement au sol sera relié à des bras mécaniques installés au plafond. Seulement pour le nettoyage de la salle, entre chaque cas, il y aura une économie de temps: il ne restera rien d'autre au sol que la table d'opération.

La salle sera aussi dotée d'un système audio et vidéo des plus performants pour améliorer la précision du chirurgien.

Dans une moindre mesure, les profits recueillis grâce à l'événement Montréal Passion Vin permettront aussi à la fondation d'acquérir des lits plus perfectionnés qui seront installés aux soins intensifs, au coût de 20 000$ chacun.

Faute de budget, les hôpitaux devront-ils se tourner de plus en plus vers leur fondation pour financer de l'équipement? Oui, croit le président honoraire de la fondation de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, Gilles Jarry.

L'État ne peut financer toutes les demandes alors que tous les hôpitaux font face à des besoins criants, explique M. Jarry. "Si nous voulons qu'un hôpital puisse développer des centres d'excellence, des super spécialités, ça prend de l'argent de plus que ce que l'État donne. C'est le rôle des fondations."

Plus de 300 personnes ont acheté leur forfait qui donne droit aux dégustations et à un banquet demain soir, forfait vendu plus de 1700$.

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Boire du vin pour une nouvelle salle d'opération

Monique Girard-Solomita, Journal de Montréal, 26 octobre 2007

C'est aujourd'hui et demain que se tient à Montréal la plus prestigieuse dégustation de vin au Canada, un événement caritatif annuel au profit de la Fondation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Depuis sa création, en 2002, cet événement unique a permis de recueillir plus de 1,5 million de dollars au profit de cette fondation.

Les organisateurs souhaitent amasser cette année plus de 400000 $ pour le bénéfice des patients de cet établissement hospitalier.

Les sommes recueillies serviront au financement d'une salle d'opération destinée à la chirurgie par laparoscopie, une technique opératoire moins invasive et douloureuse.

"Ce sera une super-salle de chirurgie du XXIe siècle, avec de l'équipement HD pour des opérations plus efficaces. Un outil pour desservir notre population tant en qualité qu'en quantité", dit fièrement le Dr Yves Bendavid, chirurgien spécialisé en laparoscopie.

On pourra également y enseigner des techniques chirurgicales de pointe aux étudiants et aux chirurgiens de l'HMR, affilié à l'Université de Montréal.

Achat de nouveaux lits



Gilles Jarry, administrateur et président honoraire de la Fondation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosement, explique que les retombées de Montréal Passion Vin permettront aussi l'achat de 6 nouveaux lits spécialisés pour l'unité de soins intensifs.

"Ces lits high tech, qui coûtent 20000 $ chacun vont permettre au personnel de faire bouger le patient plus facilement et de façon plus sécuritaire. Ce sont de vraies merveilles", dit-il.

M. Jarry ajoute que les profits recueillis lors des événements précédents ont permis l'achat de nouvel équipement en ophtalmologie, une des spécialité de cet établissement.

À guichets fermés



Montréal Passion Vin se tient encore une fois à guichets fermés. Depuis plusieurs mois, plus de 300 forfaits de deux jours eu coût unitaire de 1750 $ ont trouvé preneurs, ceux-ci étant attirés par le programme spectaculaire.

Les producteurs invités cette année sont la maison Joseph Drouhin de Bourgogne, Château Gazin, Château Margaux, les champagnes Pommery, le Mas de Daumas Gassac, Château Pontet-Canet, Tenuta san Guido, producteur du réputé Sassicaia d'Italie ainsi que la maison Torres d'Espagne.

Les dégustations sont animées par Michel Phaneuf et Jacques Ohron.

Les créations des chefs Richard Bastien (Leméac), Moreno de Marchi (Le Latini) et Claude Pelletier (Club Chasse et Pêche) mettront en valeur les vins exceptionnels présentés lors de cet événement prestigieux.

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La Fondation a pour but d'améliorer les soins et de développer l'enseignement et la croissance de la recherche.

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